Les 3 grands défis de staffing pour 2021

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Le staffing est le nerf de la guerre des entreprises de prestations intellectuelles, et plus particulièrement des ESN, des cabinets de conseil et des sociétés d’ingénierie. C’est une opération qui consiste à mettre en relation un portefeuille de compétences avec un portefeuille de besoins. À l’heure où la crise de la Covid-19 renforce la concurrence, accélère le recours au télétravail, et renforce les besoins en transformation digitale des clients de ces entreprises, le staffing est à réinventer d’urgence.

Aujourd’hui, à mesure que les équipes chez Whoz accompagnent les sociétés de prestations intellectuelles dans leur propre transformation, nous constatons l’accélération croissante de l’industrialisation, de la digitalisation et de la datafication du staffing, sujet devenu stratégique pour de nombreuses entreprises du secteur ! Pourtant le marché doit encore progresser. Une problématique d’autant plus importante à prendre en compte que l’on est sur un secteur en pleine croissance. Les ESN, les cabinets de conseil et les bureaux d’études et d’ingénierie génèrent un revenu de près de 100 milliards d’Euros en France, 800 milliards en Europe et près de 3 000 milliards dans le monde. La digitalisation de leur cœur de métier aura un impact majeur sur cette industrie.

Cette digitalisation se révèle clef pour les prochaines années et la crise de la Covid-19 est un accélérateur incroyable de transformation. Les entreprises de prestations intellectuelles qui n’auront pas pris le virage dès 2021 se retrouveront en difficulté dans les années à venir. 2021 préfigure de grands défis de gestion pour ces entreprises, fortement en lien avec la crise économique que nous traversons : le staffing se complexifie, doit être beaucoup plus rapide et…plus rentable.

Défi #1 – Le staffing est plus complexe (exit les tableurs Excel)

Le staffing est de plus en plus complexe. En cause ? le sujet de la compétence : hyperspécialisation des métiers, multiplication des compétences liée à l’explosion de l’IT, d’internet et plus généralement des nouvelles technologies, mais aussi obsolescence plus rapide des expertises.

Tous ces phénomènes nécessitent de connaître en temps réel, les compétences des forces vives de son entreprise. Cela est impossible via une gestion sur fichiers Excel. C’est pourtant une pratique encore courante dans les SSII et les cabinets de conseil.

Le deuxième phénomène qui vient complexifier la gestion du staffing est la multiplication de la demande sur les projets en mode Agile. Cela implique des staffings d’experts à la fois ad hoc et beaucoup plus ponctuels.

Défi #2 – Le staffing doit être plus rapide

Avec l’arrivée de nouvelles formes de concurrence (plateformes de freelances, petites sociétés d’experts de niche…), le staffing doit être beaucoup plus rapide. Si une partie de cette concurrence (les plateformes de freelances type Malt par exemple) est pertinente dans la réponse à un besoin unitaire de talent, les entreprises de services IT et de conseil vont se démarquer en proposant rapidement des équipes pluridisciplinaires capables d’accompagner les clients sur le long terme et sur des projets d’envergure.

Encore faut-il être en mesure d’accéder rapidement à l’ensemble des compétences de son entreprise. La constitution d’un écosystème d’experts (internes comme externes) est fondamentale aujourd’hui et est rendue possible par les nouvelles technologies.

Au-delà des nouvelles formes de concurrence, s’ajoute la généralisation du télétravail qui vient donner du fil à retordre aux responsables de staffing. En effet, l’ancrage géographique d’un consultant n’a plus la même importance. À compétences égales, des consultants basés à Lille, Paris ou Bordeaux pourront effectuer une même mission sur Paris. Dans ces conditions, le staffing doit gagner en rapidité.

Défi #3 – Le staffing doit être plus rentable

Des salaires qui augmentent mais des TJM qui restent stables voire qui diminuent depuis 20 ans, une renégociation voire une annulation des contrats avec la crise, un turnover important… Aujourd’hui, gérer la rentabilité d’une entreprise de services et de conseil est particulièrement difficile.

La digitalisation du staffing doit être mise au service de l’optimisation continue de sa rentabilité. Plus précisément, cela doit permettre l’identification rapide et anticipée des périodes d’intercontrat, l’accès aux compétences disponibles pour augmenter le taux d’activité, l’analyse des besoins et des expertises recherchées, la création de communautés d’expertises pour former en permanence les consultants et continuer de créer de la valeur aux clients…

Ces entreprises n’exploitent aujourd’hui qu’une partie infime des données qu’elles génèrent quotidiennement. C’est pourtant l’exploitation de ces données qui leur permettra d’être dans l’anticipation et donc de rester compétitives. Mais exploiter ses données ne signifie pas continuer de miser sur des tableurs Excel et une information éparpillée. C’est utiliser le potentiel des nouvelles technologies dont la puissance de calcul permet une gestion qui se doit désormais d’être en temps réel.

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Jean-Philippe Couturier

Jean-Philippe est CEO de Whoz. Il commence sa carrière dans le conseil et les services IT chez Capgemini en 1998. En 2005, il fonde InovenAltenor, une société de conseil, qu’il vend dix ans plus tard à Orange Business Services. Jean-Philippe est également chargé d’enseignement et conférencier sur les nouvelles technologies et la prospective. Il intervient régulièrement auprès d’étudiants de l’Institut Mines Telecom, de l’école HEC ainsi que de dirigeants d’entreprises françaises et internationales.

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CSM

Marketing Service Client Expérience ClientEtudes Clients Gestion de projets Conduite du changement

Christine a travaillé plus de 12 ans dans l’édition de logiciels et a développé une forte appétence pour la culture des données et la connaissance client. D’un bon relationnel, elle apprécie être au contact des autres et apporter le soutien nécessaire en vue de leur satisfaction.

Les petits plus

Christine a travaillé plus de 12 ans dans l’édition de logiciels et a développé une forte appétence pour la culture des données et la connaissance client. D’un bon relationnel, elle apprécie être au contact des autres et apporter le soutien nécessaire en vue de leur satisfaction.

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