Post-covid19 : quelle trajectoire va prendre le marché des services ?

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Une baisse de 20 à 30% sur les 12 à 18 prochains mois

À l’annonce de la crise du COVID-19, nous avons lancé une série d’enquêtes auprès de dirigeants d’ESN, de cabinets de conseil, de sociétés d’ingénierie mais également auprès d’acheteurs de prestations intellectuelles pour partager rapidement le sentiment général, les tendances et les défis rencontrés par chacun. Nous avons lancé aussi une série de rencontres sur les enjeux de la digitalisation du marché des services qui est, faut-il le rappeler, en retard. Ne dit-on pas que les cordonniers sont les plus mal chaussés ?

Pourtant, cette transformation digitale est essentielle pour faire face à l’hyper-spécialisation des métiers et la multiplicité des nouvelles compétences technologiques et fonctionnelles. Elle est essentielle aussi pour faire face à l’attaque des plateformes de freelances ou encore à la baisse des taux jours depuis les politiques achats mises en place depuis 20 ans.

Le marché d’avant la crise COVID-19 était dans une course au recrutement et à la croissance tirée par un marché en quête des bonnes compétences. Chacun y allait de son ATS et de son projet de SIRH traitant le salarié plus que le consultant. Tant que le marché est en hausse, tout va bien. La crise nous rappelle que les choses peuvent basculer très vite et nous ne sommes d’ailleurs toujours pas arrivés au bout de ce virus. Le marché des services de type ESN, conseil et ingénierie montre historiquement une corrélation forte avec la croissance ou la décroissance du PIB d’un facteur 2 à 3 et avec 6 mois de décalage. La prévision de la Banque de France et de l’Insee table sur un scénario de décroissance du PIB en 2020 d’environ 11%, s’il n’y a pas de seconde vague et avec une adaptation de l’économie à un virus qui circulerait toujours.

Pour le marché des services précité, c’est une baisse comprise entre 20% et 30% à prévoir sur les 12 à 18 prochains mois. Ces chiffres sont d’ailleurs les chiffres attendus par les dirigeants des sociétés de services que nous avons interrogés dans le cadre de nos enquêtes. C’est aussi le résultat de notre enquête auprès d’acheteurs qui réalisent un volume d’achat moyen autour de 500 M€. Ils estiment que la baisse de leur volume d’achat en 2020 se situera autour de 23%. Après avoir été amortie par le dispositif de chômage partiel, la détérioration du marché du travail serait retardée mais importante. Le taux de chômage pourrait connaître un pic supérieur à 11,5 % mi-2021. Il diminuerait ensuite progressivement en dessous de 10 % fin 2022.

Malgré tout, les conditions de la recroissance sont là

Au-delà de ces chiffres, il y a aussi des annonces qui doivent nous pousser à regarder le marché à venir avec optimisme. L’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) faisait remarquer le 23 juin dernier que la contraction du commerce international à laquelle nous avons assisté sera “la plus forte jamais enregistrée » (-18,5% à Q2 2020), mais “qu’elle aurait pu être bien pire” et que nous échappons au scénario du pire grâce à « la réaction rapide des gouvernements”. Dans sa note de projection macro-économique de juin, la Banque de France indique que le PIB en France, après sa contraction au premier semestre 2020, commencerait à se redresser au second semestre, amélioration qui se poursuivrait en 2021 et 2022. Les taux de croissance du PIB projetés en 2021 (7 %) et en 2022 (4 %), bien qu’élevés, permettraient de retrouver le niveau d’activité de fin 2019 vers mi-2022. Le 23 juin dernier, c’était la livraison mensuelle des indices Markit. Pour rappel, cet indice donne les intentions d’achats des entreprises. Si cet indice est supérieur à 50, nous sommes dans un contexte de croissance. S’il est inférieur à 50, nous évoluons dans un contexte de contraction économique. Pour la zone euro, l’indice se situe à 48, toujours en-dessous de 50 mais sur un sommet et supérieur aux attentes du marché. Quant à l’indice Markit français, alors qu’il touchait au plus bas historique en mai (31), l’indice du mois de juin, révélé le 23 juin dernier, battait non seulement les attentes des marchés (en moyenne à 44), mais repasse en territoire positif à 50,3.

Les conditions de la recroissance sont donc là, mais tous les acteurs de l’industrie des services ne connaitront pas la même traction. La crise de 2008 a créé un premier fossé entre les acteurs fortement digitalisés et les autres. Elle a vu une accélération sans précédent des investissements en matière de robotique industrielle. La crise de 2020 accentuera les différences en matière de digitalisation du coeur de métier.

Afin d’aider les entreprises de services à rebondir et sortir gagnantes de cette période particulière, nous mettons à leur disposition une solution de digitalisation du staffing afin de maximiser leur résultat. Cette solution permet de cartographier et de gérer un réseau étendu de compétences internes mais aussi externes à l’entreprise pour répondre au mieux aux besoins des projets et aux aspirations des individus. Une interface intuitive permet d’intégrer des besoins de staffing, et un moteur puissant de matching vient en appui du responsable de staffing ou des « demandeurs de compétences » afin de trouver les meilleures ressources, de proposer les meilleurs scénarios de staffing en fonction de critères comme l’amélioration du TACE, de la marge ou encore le développement de compétences. Notre mission est de maximiser les revenus et les profits grâce à la digitalisation et la “datafication” du staffing de l’industrie des services.

Pour en savoir plus sur la solution Whoz, cliquez ici. Vous pouvez également demander un essai gratuit en cliquant ici.

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Jean-Philippe Couturier

Jean-Philippe est CEO de Whoz. Il commence sa carrière dans le conseil et les services IT chez Capgemini en 1998. En 2005, il fonde InovenAltenor, une société de conseil, qu’il vend dix ans plus tard à Orange Business Services. Jean-Philippe est également chargé d’enseignement et conférencier sur les nouvelles technologies et la prospective. Il intervient régulièrement auprès d’étudiants de l’Institut Mines Telecom, de l’école HEC ainsi que de dirigeants d’entreprises françaises et internationales.

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CSM

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Christine a travaillé plus de 12 ans dans l’édition de logiciels et a développé une forte appétence pour la culture des données et la connaissance client. D’un bon relationnel, elle apprécie être au contact des autres et apporter le soutien nécessaire en vue de leur satisfaction.

Les petits plus

Christine a travaillé plus de 12 ans dans l’édition de logiciels et a développé une forte appétence pour la culture des données et la connaissance client. D’un bon relationnel, elle apprécie être au contact des autres et apporter le soutien nécessaire en vue de leur satisfaction.

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