Bureaux d’ingénierie : comment préserver l’industrie ?

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Quels que soient les secteurs industriels d’intervention, les bureaux d’études et d’ingénierie font face à une perte de croissance importante. Si le Syntec Numérique préconise la formation pour éviter la fuite des ingénieurs délaissés par la crise, il nous paraît aussi essentiel de mettre les nouvelles technologies au service de la collaboration entre les business units, du “cross-staffing” et de la rentabilité.

Quelles perspectives pour
l’ingénierie et le conseil en technologie ?

Une croissance fortement impactée, quels que soient les secteurs d’activité

Il y a quelques semaines le Syntec Numérique, l’un des syndicats professionnels français de l’industrie du numérique, établissait les perspectives pour les sociétés d’ingénierie et de conseil en technologie. Le constat est sans appel : alors que 79% de ces entreprises ont connu de la croissance en 2019, elles ne sont que 12% à prévoir une augmentation de leur chiffre d’affaires en 2020. Les bureaux d’études et d’ingénierie apportent leur expertise auprès d’entreprises de nombreux secteurs industriels. La crise a eu un impact plus ou moins fort sur ces secteurs; la reprise sera donc plus ou moins rapide pour les entreprises d’ingénierie. Le secteur de l’aéronautique est incontestablement le plus fortement impacté avec de nombreux chantiers importants qui sont reportés à un ou deux ans, à l’image du terminal 4 de l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle. Dans une étude menée par Deloitte, une reprise au niveau 2019 pour le trafic aérien mondial est estimée à 2 ou 5 ans. Cependant, le retour à la croissance d’avant-crise pourrait mettre jusqu’à dix ans dans le pire des scénarios…

Quels que soient les secteurs industriels d’intervention, les bureaux d’études font face à une perte de croissance importante. Le rapport du Syntec Numérique affirme que la différence entre la croissance 2020 pré-crise et post-crise est de l’ordre de -11,6% pour les entreprises les moins exposées, et atteint en moyenne -23,4% pour les plus fortement impactées. À cela s’ajoute pour beaucoup d’entres elles une fuite, ou du moins un risque élevé de fuite des talents, qu’elles doivent à tout prix limiter pour conserver les compétences dont elles ont besoin aujourd’hui et dont elles auront besoin à la reprise…. Si le Syntec Numérique préconise la formation pour relever cet enjeu de taille, il nous paraît essentiel de mettre également les nouvelles technologies au service de la collaboration entre les business units, du “cross-staffing” et de la rentabilité.

Les nouvelles technologies à la rescousse

Les entreprises d’ingénierie et de conseil en technologie ont accumulé du retard en matière de transformation digitale. Avec les difficultés économiques et sociales auxquelles ils font face, le besoin de moderniser leur coeur de métier devient urgent. Autrement dit, ces entreprises doivent dès aujourd’hui limiter la casse et préparer la reprise grâce aux nouvelles technologies qui leur donnent les moyens de piloter leurs équipes, leurs compétences et leur rentabilité comme jamais auparavant. Les nouvelles technologies doivent être mises au service :

  • De la collaboration entre les business units pour permettre à l’entreprise de “restaffer” au mieux les ingénieurs sur le banc sur les missions qui repartent, plus fiables, comme certains chantiers publics par exemple;
  • De la formation pour développer les compétences stratégiques à la reprise.

L’objectif est donc double : d’une part limiter la casse et améliorer les résultats; d’autre part préparer l’avenir proche de l’entreprise, en anticipant et développant au plus tôt les compétences qui seront clés à la reprise.

Comment préserver le
business de son bureau d’études et d’ingénierie ?

Positionner les ingénieurs sur les secteurs qui repartent

Il est urgent de “restaffer”, positionner les ingénieurs sur les secteurs qui repartent. Par exemple, certains bureaux d’études cherchent à sécuriser au maximum les chantiers publics actuellement plus fiables que les chantiers privés. La réactivité de l’entreprise a effectué un “transfert de compétences” vers les missions sûres lui est indispensable dans ce contexte difficile. Pour cela, les bureaux d’études et d’ingénierie doivent d’une part faire un bilan exhaustif des compétences et profils qu’ils détiennent, et d’autre part un état des lieux des compétences demandées par leurs clients, sur les secteurs les moins exposés. Compétences, séniorité, disponibilités, localisation… sont autant d’informations à lister pour chaque collaborateur, et à mettre en regard des besoins client. Les entreprises ont pour cela besoin d’une cartographie la plus à jour possible des compétences détenues versus recherchées, pour “combler les trous” rapidement.

Cependant, deux problèmes se posent :

  • C’est un exercice qui peut s’avérer extrêmement fastidieux dès lors que l’entreprise a plus d’une centaine d’ingénieurs à évaluer; la marge d’erreur au niveau des informations est loin d’être négligeable.
  • En fonction de la taille de l’entreprise, la cartographie peut prendre des mois à être établie, ce qui ne lui permet pas de répondre aux besoin client avec réactivité. Sans compter que la cartographie est rendue obsolète au moment de sa publication, puisqu’entre temps certains ingénieurs auront été positionnés sur des missions (faisant évoluer ainsi leurs compétences, dispos…), et que des projets client auront sans doute évolué également.

En d’autres termes, effectuer une cartographie manuellement sur fichiers Excel n’est pas la solution pour des entreprises de taille importante. On considère qu’à partir de 100 ingénieurs environ il est impossible de tenir régulièrement à jour une telle cartographie. C’est là que les nouvelles technologies entrent en jeu.

Une solution à base d’intelligence artificielle peut analyser les CVs des collaborateurs et établir en quelques minutes une cartographie globale et à jour des compétences et profils. À chaque fois qu’un ingénieur met à jour son profil au gré des chantiers effectués, la cartographie se met automatiquement à jour. Cette technologie doit être également utilisée pour évaluer rapidement les besoins client. Le matching entre les compétences disponibles en interne, et celles demandées par les clients se fait donc à une vitesse jamais connue auparavant. Autrement dit, la consolidation rapide et fiable des données est rendue possible grâce au digital, et les équipes en charge des projets et chantiers peuvent passer plus de temps à positionner les bonnes compétences, au bon endroit, au bon moment, optimisant ainsi le taux d’activité de leur entreprise. Dans ce contexte de crise, certaines business units sont plus impactées que d’autres. Des ingénieurs se retrouvent alors en nombre important sur le banc. Pour exploiter au mieux le potentiel de son entreprise, il est primordial d’identifier grâce à une cartographie en temps réel tous les profils disponibles / sur le banc qui pourraient intervenir sur des besoins client.

Développer les compétences indispensables à la reprise

Si une cartographie peut permettre de restaffer rapidement une bonne partie des ingénieurs disponibles, certains resteront très probablement sur le banc. C’est l’opportunité pour l’entreprise de former ces collaborateurs pour qu’ils soient armés à la reprise, en développant des compétences d’avenir. Aujourd’hui, des innovations sortent chaque jour et la connaissance se diffuse rapidement aux quatre coins du globe. En conséquence, les compétences techniques recherchées pour accompagner la transformation des entreprises évoluent elles-mêmes à un rythme de plus en plus rapide. Mais ce n’est pas tout : pour piloter des équipes, dispersées en France et à l’étranger, en télétravail et sur site, et répondre aux nouvelles exigences des clients, la connaissance des nouvelles méthodes de travail et de management est un pré-requis. L’évolution des compétences concerne donc aussi celles d’ordre relationnel et managérial. La formation est un enjeu capital pour toute entreprise qui souhaite évoluer avec son temps et rester compétitive sur son marché. Les bureaux d’études ne font pas exception…

“Soit nous continuons de financer seulement de l’activité partielle sans investir dans la formation de ceux que la crise a laissés sans perspective, en abandonnant la compétitivité à nos concurrents. Soit, nous pouvons agir dès maintenant pour faire du numérique la priorité du plan de relance.” – Godefroy de Bentzmann, président de Syntec Numérique

Là encore les nouvelles technologies peuvent, et doivent, être mises au service de la formation. L’intelligence artificielle peut permettre à l’entreprise de catégoriser les compétences : celles en obsolescence versus celles qui sont stratégiques à développer. Autrement dit, l’entreprise bénéficie d’une couverture des besoins qui l’aide à établir des plans de formation pertinents pour répondre aux besoins actuels et futurs de ses clients. L’atout de l’IA réside dans sa capacité à consolider très rapidement une information riche et complexe. Cela fait gagner un temps considérable aux professionnels en charge des plans de formation, sans parler du gain en matière de pertinence et de précision dans leurs arbitrages.

La couverture des besoins grâce à la technologie Whoz

Les bureaux d’études et d’ingénierie sont pour la plupart lourdement impactés par la crise. Celle-ci ne doit pas laisser sans perspectives des ingénieurs sur le banc, mais doit au contraire encourager les entreprises à accélérer leur transformation numérique. Cross-staffing entre les différents départements pour améliorer le taux d’activité ou encore identification des compétences clés à développer… les nouvelles technologies doivent, au plus vite, venir à la rescousse des entreprises d’ingénierie.

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Margaux Damain

Margaux a rejoint Whoz en 2018, après plusieurs expériences en Communication et Marketing au sein de petites et grandes entreprises. Ce qu’elle préfère ? Vulgariser par l’écriture l’expertise de son équipe. La majorité des whozzies ayant plus de 15 ans d’expérience dans le monde du conseil et de l’IT, échanger avec eux est une source d’inspiration et d’information inépuisable pour elle.

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CSM

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Christine a travaillé plus de 12 ans dans l’édition de logiciels et a développé une forte appétence pour la culture des données et la connaissance client. D’un bon relationnel, elle apprécie être au contact des autres et apporter le soutien nécessaire en vue de leur satisfaction.

Les petits plus

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