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Reportage

Jean-Philippe Couturier raconte Whoz chez Radio Classique : revivez le Focus Eco !

6 min

Le vendredi 24 juin dernier, Jean-Philippe Couturier était l’invité du Focus Eco sur Radio Classique. Le CEO de Whoz s’est entretenu avec Eric Mauban autour de notre solution, sa récente levée de fonds et les ambitions qui en découlent. Lors de cet échange, le micro a fait résonner les mots de ce passionné jusqu’aux oreilles des auditeurs. Aujourd’hui, nous avons souhaité vous les retranscrire. 

Qui est Whoz ?

Whoz est une société spécialisée dans la cartographie des compétences. Créée en 2016 avec une vingtaine d’associés, elle emploie aujourd’hui 90 salariés*. Pouvez-vous présenter rapidement votre activité ? 

On digitalise le staffing. Mais ce terme, peu de gens le comprennent. Alors, qu’est-ce c’est ? 

Faisons un parallèle. Lorsque vous réalisez un film, vous faites un casting. Vous cherchez des acteurs qui vont répondre à un cahier des charges défini, avec des compétences, des styles, etc. Nous, on fait la même chose, mais pour les acteurs de l’entreprise. 

Notre marché dispose d’un recours massif aux technologies numériques. Nous vivons une guerre des talents. Les talents sont difficiles à trouver et les compétences subissent une obsolescence croissante. Utiliser au mieux les talents de l’entreprise est devenu un réel enjeu stratégique. C’est avant tout le cas des sociétés de prestations de services intellectuels, sociétés d’ingénierie, ESN et cabinets de conseil. 

Notre job, c’est de les aider et les accompagner à faire le meilleur casting grâce à une cartographie de l’ensemble des compétences internes et externes (freelances et sous-traitants). De l’autre côté, nous avons tous les besoins des projets et Whoz propose le meilleur casting, donc les meilleures équipes ou les meilleurs talents.

Concrètement, que fournissez-vous aux entreprises ? 

Whoz est un logiciel qu’on appelle SaaS. Des clients payent un abonnement et utilisent ce logiciel sur l’ensemble de leurs collaborateurs, sous-traitants, freelances, etc.

Comment gérer et optimiser les compétences ?

Comment récoltez-vous toutes ces informations ?

Notre premier marché est celui de la prestation de services. Aujourd’hui, nous avons souvent des CVs, des bios. Les collaborateurs peuvent indiquer eux-mêmes leurs compétences clés. Puis, on fait ce casting, on va donc allouer ces talents sur ces projets où l’on connaît les compétences qui y sont mises en œuvre.

Nous disposons d’un moteur de traduction ainsi que d’un grand dictionnaire de synonymes (IA). Ce dernier possède des centaines de milliers de compétences, des millions d’éléments de compétences. Grâce à ce moteur, on va faire le lien entre les compétences affectées sur un projet et ce que développe un collaborateur. Au fur et à mesure des projets qu’il va opérer dans l’entreprise, Whoz va enrichir son profil. Les opérations avec les ressources humaines sont de fait reliées.

Les compétences ne cessent d’évoluer. Comment faites-vous pour les tenir à jour ?

On parle ici d’informatique, assurer un bon suivi est l’ordre des choses. Capter toutes les nouvelles compétences qui se créent chaque jour dans le monde, ça veut dire scanner le web. C’est ça la magie d’internet, et ce qu’on a fait ces 20 dernières années. On a digitalisé le monde, nous avons une source absolument incroyable de données. Tous les jours, nous pouvons découvrir de nouvelles compétences, enrichir notre dictionnaire, notre IA, et donc faire ce lien entre projet et talent.

Whoz face au marché

Finalement, Whoz est une sorte de GPS pour les DRH. La solution leur permet de savoir où ils vont, les dangers auxquels ils peuvent être confrontés ?

Exactement, c’est un GPS. Pour les RH, mais aussi pour les collaborateurs eux-mêmes. Ces derniers souhaitent agir de plus en plus sur leurs carrières, désirent se former, se reformer, indiquer sur quels projets ils aimeraient travailler. C’est absolument crucial de leur donner ces outils numériques aujourd’hui.

Comment évaluer l’efficacité de ce logiciel ?

On voit les propositions que fait notre logiciel sur le casting de projets. On voit aussi ce que les resource managers des entreprises vont décider en terme de staffing, donc on vise si on est juste ou pas. La deuxième chose, c’est que notre proposition de valeur est d’agir sur la marge et le revenu, pour l’améliorer.

La crise sanitaire a accéléré le marché pour Whoz, c’était presque une opportunité ?

Énormément. En fait, nous étions plutôt en avance sur le marché. Cette avance prise a été rattrapée par la pandémie de la Covid-19 qui a accéléré ce marché d’une façon incroyable. Face à une crise où tout peut s’arrêter, vous avez besoin de redéployer vos talents. Mais quand vous ne les connaissez pas et ni leurs compétences, que tout est inscrit sur des feuilles excel, vous avez énormément de mal à le faire. Vous cristallisez donc un problème qui existe depuis longtemps, mais qui s’est accéléré. 

La crise de la Covid a aussi accéléré les investissements. Les fonds de Private Equity se sont emparés des marchés de prestations intellectuelles et activent les transformations pour plus de rentabilité.

Parlons de la levée de fonds

Vous avez procédé à une levée de fonds, dont 25 millions auprès de PSG Equity, qu’allez-vous faire de cet argent ? C’est quand même un beau succès, c’est une marque de reconnaissance et une opportunité pour vous pour investir.

C’est notre première levée de fonds. On s’est toujours financé, nous avons mis 12 millions d’euros sur les 6 dernières années en R&D. Il était temps de passer à la vitesse supérieure. Nous sommes ravis d’accueillir PSG Equity à notre capital. On va faire deux choses principales. 

Nous travaillons beaucoup avec des cabinets d’analyse comme Gartner, qui considère qu’on est leader mondial sur le sujet pour les grandes et très grandes entreprises. Pour rester ce leader mondial, nous prévoyons d’investir en R&D (IA, interface, etc.), et développer le marketing et le commerce. Selon les analystes, le marché va croître de 25% par an sur les cinq prochaines années. On a donc besoin de renforcer nos équipes commerciales et marketing.

Pourquoi avoir fait le choix d’un fonds américain et non européen ou français ?

Il y a plusieurs raisons à cela. Déjà, il s’agit d’un fonds qui nous accompagne aux USA, l’un de nos gros marchés à investir. C’était important de faire appel à un fonds qui connaît ce territoire. PSG Equity, c’est près de 170 personnes dont 120 aux USA. Nous sommes en lien presque tous les jours avec eux, à notre demande. Ils nous apportent du support sur le go-to market, nous aident dans le déploiement américain et comment recruter les meilleures compétences commerciales, notamment aux États-Unis. Ce fonds étranger nous permet de mettre un pied dans un nouveau territoire et ça fait partie de notre stratégie

Parce que ça répond à un vrai besoin des entreprises.

Oui, et pas seulement sur le sol français. Nous souhaitons nous développer en Europe (Allemagne, Espagne, etc.), mais aussi en Inde. Ce marché est clé pour nous, puisque très en avance en termes d’industrialisation et utilisation de ressources humaines. Et bien sûr les USA tant il s’agit d’un énorme marché.

Écoutez le replay :

*50 Whozzies et 40 talents externes